
CEAV Médecine interne des animaux de compagnie (MIAC) – Module 5A : Pathologies cardio-vasculaires (à la carte)
Prochaine session : 1 mars 2027
Transformez les pièges du quotidien en réflexes cliniques ! Une journée d'expertise pour sécuriser vos diagnostics et optimiser vos prises en charge en médecine interne, oncologie, neurologie, endocrinologie, gastroentérologie et uro-néphrologie.
Dernière mise à jour : 4 Nov 2026
Taux de satisfaction
Basé sur 36 réponses pendant ces 12 derniers mois (sur 52 participations au total)
Sommaire
EnvA
À l'issue de la formation, le vétérinaire sera capable de :
Oncologie :
Endocrinologie :
Rhinopneumologie :
Uronéphrologie :
Gastroentérologie
Piège n°1 : Penser qu'un chat qui vomit présente une maladie digestive « Haute ».
Les vomissements chez le chat sont un signe clinique très peu spécifique. Leurs causes sont multiples : maladies digestives hautes ou basses, hépatobiliaires, pancréatiques, rénales, endocriniennes, métaboliques, toxiques ou encore néoplasiques. Chez le chat, une maladie de l'intestin grêle peut notamment se manifester par des vomissements chroniques sans aucune diarrhée : vomir ne localise donc pas la maladie à l'estomac ou au duodénum.
Piège n°2 : Administrer des antibiotiques lors de gastro entérite hémorragique aigue sur un chien sans signes de choc. La présence de sang dans les selles, même spectaculaire, ne constitue pas à elle seule une indication d'antibiothérapie. Chez un chien atteint de syndrome de diarrhée hémorragique aiguë (AHDS), sans signes de sepsis ni de choc, il est scientifiquement argumenté que le traitement repose avant tout sur la réhydratation et les soins de support ; les antibiotiques sont généralement inutiles et contribuent à la fois à la dysbiose et à l'antibiorésistance.
Piège n°3 : Penser qu'un chien présente une pancréatite aiguë lorsque le snap cPL est positif ou que sa valeur sérique de Spec cPL est supérieure à 200 µg/L. Une augmentation de la lipase pancréatique spécifique n'est pas synonyme de pancréatite aiguë et doit toujours être interprétée dans le contexte clinique et échographique. Chez le chien, des faux positifs ou augmentations secondaires de la cPL peuvent notamment être observés lors d'affections digestives ou péri-pancréatiques, telles qu'un corps étranger duodénal, une gastro-duodénite aiguë ou chronique, une lésion duodénale proximale. La proximité anatomique du pancréas et du duodénum peut notamment s'accompagner d'une inflammation pancréatique réactionnelle sans que la pancréatite constitue la maladie primaire. Par ailleurs, une Spec cPL entre 200 et 400 µg/L correspond à une zone équivoque, et non à un diagnostic de pancréatite. Même une valeur >400 µg/L ou un SNAP cPL positif doit être confronté à la présentation clinique, aux autres diagnostics différentiels et idéalement à l'échographie abdominale (répétée dans le temps). Le message pratique serait donc : « cPL élevée ≠ pancréatite aiguë primaire
Piège n°4 : Administrer des antibiotiques lors de pancréatite chez le chat ou le chien lors de pancréatite œdémateuse non compliquée. La majorité des pancréatites aiguës du chien et du chat sont des processus inflammatoires stériles et ne justifient pas une antibiothérapie systématique. En l'absence d'arguments en faveur d'une infection, d'une nécrose infectée ou d'un foyer bactérien concomitant, ou de signes de translocation bactérienne, les antibiotiques n'améliorent pas la prise en charge et participent à l'antibiorésistance. Les indications et modalités de l'antibothérapie seront ici discutées.
Piège n°5 : Demander une analyse bactériologique des selles lors de diarrhée chronique chez le chien. La coproculture conventionnelle donne une vision extrêmement réductrice du microbiote intestinal : la très grande majorité des bactéries intestinales, notamment les anaérobies strictes, échappent aux techniques de culture utilisées en routine. À l'inverse, l'isolement d'une bactérie potentiellement pathogène ne démontre pas son rôle causal : le portage asymptomatique est fréquent, notamment pour E. coli, Clostridium perfringens, Campylobacter spp. ou Salmonella spp. Les entéropathies bactériennes primaires sont rares chez les carnivores domestiques et la mise en évidence d'une bactérie dans les selles d'un chien diarrhéique doit donc être interprétée avec beaucoup de prudence. Une étude comparant des chiens sains et des chiens atteints de diarrhée chronique a d'ailleurs montré que les coprocultures ne permettaient pas de distinguer les deux populations, avec une forte variabilité des résultats entre laboratoires ; fait particulièrement parlant, les E. coli hémolytiques étaient même numériquement plus souvent isolés chez les chiens sains. Message pratique : Cultiver une bactérie ne signifie pas qu'elle est responsable de la diarrhée ; ne rien cultiver ne signifie pas qu'il n'y a pas de bactéries (mais sur les selles le risque de ne pas identifier de bactéries est faible !).
Neurologie

Dr Béguin Jérémy (DMV, ECVIM-CA oncologie, PhD, Ms)
Pr Benchekroun Ghita (DMV, ECVIM-CA médecine interne, PhD, Ms)
Pr Blot Stéphane (DMV, ECVIM-CA neurologie, PhD, Ms)
Dr Canonne Morgane (DMV, ECVIM-CA médecine interne, PhD, Ms)
Dr Eon Jean Baptiste (DMV, Ms, résident ECVIM-CA oncologie)
Dr Forestier Antonin (DMV, résident ECVIM-CA neurologie)
Dr Freiche Valérie (DMV, PhD, DESV médecine interne)
Dr Liwszyc Catalina (DMV, Ms, résident ECVIM-CA médecine interne)
Dr Lodarski Filip (DMV, résident ECVIM-CA médecine interne)
Pr Maurey Christelle (DMV, ECVIM-CA médecine interne, PhD, Ms)
Dr Petibon Mathilde (DMV, résident ECVIM-CA médecine interne)
Dr Regnard Rémi (DMV)
Points CFC / Crédits ECTS
1,8
Tarif en présentiel : 400 € (comprenant échanges privilégiés avec les experts lors du déjeuner et des pauses café)
Tarif classe virtuelle : 200 € (ne pas tenir compte de la vignette "mixte présentiel/à distance)